Plaidoyer pour l’avènement de l’Homme

21 Novembre 2014

Notre ONG fut fondée en 2011 en France sous la forme d’une association puis en 2013 lors de la déclaration de Lancaster aux États-Unis, elle devint une ONG.

Depuis trois ans, nous produisons en moyenne 10 articles de fond par mois sur trois axes majeurs de réflexion, qui proviennent de 20 localisations dans le monde. Ils sont le résultat d’observations, d’analyses, de comparaisons avec des travaux entrepris aussi par d’autres.

Nous sommes en 2014 et je me suis dit que le temps était venu pour moi de parler de la question générale de l’Homme, mais aussi de la direction que je souhaitais que nous prenions au sein de l’ONG CNRJ.

Donc comme vous le découvrirez il ne s’agit pas là d’une simple vision d’un président pour l’œuvre qu’il préside, mais plus d’un regard sur l’Humanité et de ce qu’il me paraît opportun de prendre en compte dans l’accompagnement de l’Humanité et de son avènement, lié à une réflexion aussi « collective ».

Au regard de notre œuvre et notre action globale, la réflexion que je développe ici devrait nous permettre de mieux œuvrer en direction des enfants et de la jeunesse.

Généralités sur la situation de l’Homme :

Dans le cadre de nos travaux depuis 2009, nous nous sommes intéressés à la question de l’économie mondiale, de la socio-démographie, et à la psychologie de l’Homme en ce 21e siècle pour mieux cerner la question de ce qu’est l’Homme de ce siècle naissant afin de mieux nous adresser à sa jeunesse.

La question de l’économie nous a fait entrevoir trois difficultés majeures que rencontre l’Humanité : la question de la dette, la question de la répartition générationnelle et l’obligation pour l’Humanité de prendre une nouvelle perspective économique au 21e siècle.

La question sociodémographie nous a fait entrevoir d’autres difficultés mondiales : La question de la captation des ressources financières par les ainés dans le monde, le non-développement des infrastructures et des politiques publiques à la hauteur de la démographie et le paradoxal problème du danger de la disparition de l’espèce humaine.

La question de la psychologie nous a fait entrevoir trois grandes difficultés mondiales : l’écroulement symbolique, l’état de mal-être psychoaffectif dans le monde et l’incapacité à investir le monde

L’ensemble de ces travaux ont donné régulièrement lieu à des publications tant internes que dans nos deux revues : le speculum mentis et/ou le speculum universalis.

Ce qui m’intéresse, ici, ce n’est pas de vous faire un énième catalogue de catastrophes que l’Humanité dont sa jeunesse, traverse, mais bien de cerner la cause profonde que nous avons mise à jour.

Donc vous ne lirez pas une taxonomie des problèmes économiques, sociodémographiques et psychologiques de l’Homme.

Pour nous, nous en sommes, à un moment de crise et d’évolution de notre espèce, il paraît plutôt opportun de dire là « où cela fait le plus mal » et proposer une piste.

L’état de crise de l’Homme :

Nous avons posé le constat que nous étions à un moment important de l’Histoire. En effet, nous pensons que l’humanité connaît un moment d’extrême tension dans son évolution.

Moment, où elle cherche à se transformer, pour devenir un peu plus elle-même et où des parties d’elle-même, ne le veulent pas. Un peu, comme si elle était poussée par une force intérieure à grandir et qu’une force obscure cherchait à la freiner.

Cette opposition met l’humanité en état de crise vis-à-vis d’elle-même, du monde. Cette crise se décline dans toutes des activités que l’on pense souvent comme positives (économie, écologie, éducation, amour, etc.). Elle se manifeste, évidemment, aussi dans les activités de résistance à l’avènement de l’Homme, que sont les conflits et les guerres.

Cette crise n’est en soi ni bonne ni mauvaise, seul le fait que l’humanité finisse par choisir la réalisation de son évolution, plus que de ne rien faire ou de rester dans l’agressivité, fera le bien ou le mal de la chose.

En ce moment, la part d’ombre gâche clairement la part lumineuse et plus encore l’élévation (la hauteur et la profondeur) nouvelle vers laquelle nous devrions collectivement aller.

Donc pour nous il y a bien un moment de crise et cependant nous savons qu’il y a là en enjeux un grand moment de l’élévation de l’humanité.

La méconnaissance du processus de l’évolution :

Il a toujours été, dans la destinée, d’un homme ou d’une femme de s’étayer avec le temps, de se construire, d’évoluer et de s’élever. Voilà ce qu’est “à grands traits”, le processus d’évolution d’un être. Il en est de même pour l’espèce, qui s’étaye, se construit, évolue, s’élève aussi avec le temps.

Cependant, tant individuellement que collectivement, il y a des questions qui méritent, un peu, d’être abordées, car bon nombre de personnes ne connaissent pas la question de l’évolution et l’élévation de l’Homme.

Cette méconnaissance est assez malheureuse, car finalement les gens donnent du sens à leurs actes, à leur vie (quand ils y arrivent ce qui n’est déjà pas le cas très souvent), mais n’arrive que difficilement à y découvrir une signification profonde.

Ce que nous disons ici, c’est qu’il est de la destinée de l’Homme (tant individuellement que collectivement) d’avoir un sens et une signification. C’est pourtant à chacun et à l’espèce, dans son ensemble, d’effectuer cet effort de trouver le sens et la signification.

Plutôt que de nous informer sur cette actualité centrale sur l’Homme, nombreux responsables de la transmission de l’information se bornent soit à nous intéresser à telle ou telle déclinaison de la crise de l’homme soit à nous distraire (négativement c’est-à-dire nous détourner) de la mise en lumière du processus à l’œuvre.

En effet, bon nombre d’éducateurs, d’enseignants, de chercheurs, de journalistes, etc. ne se connaissent pas eux-mêmes et sont dans le refus de l’élévation de l’Homme par méconnaissance. Alors, comment voulez-vous qu’ils fassent le boulot, de décrire et d’écrire ce qui se passe, d’informer, de transmettre authentiquement sur cela et sur les vrais sujets et questions de ce monde, etc. ? Ils ne peuvent faire que, plus ou moins, semblants.

Le refuge dans «la non-diffusion» d’informations ou dans la course vers les discours techniques et scientifiques qui noient les sujets qu’ils traitent n’est que l’expression d’un symptôme, d’une méconnaissance et d’une sorte de résistance méprisante et méprisable à faire que les peuples comprennent.

Cependant, il appartient aussi à chacun d’essayer de comprendre sens et signification de sa vie et de s’intéresser au monde et à vie ? Combien le font-ils ?

En effet, on ne peut pas toujours blâmer les autres de tout ce qui ne va pas ou juste vivre sans se poser de questions fondamentales ou même vivre de manière automatique sans participer pleinement à la vie … il faut aussi parfois se mettre à chercher les choses. Combien le font-ils ?

Ainsi face à la méconnaissance du processus de l’élévation de l’Homme, il appartient à chacun et à tous de comprendre de quoi il en retourne.

Exploration du Soi :

Par conséquent, je prône clairement que nous devons faire face au monde avec une attitude qui consiste à nous explorer à titre individuel.

En effet, sans cette exploration individuelle, il nous est impossible d’agir dans le monde en connaissance de cause. Dans la mesure, où sans ce travail, l’on reste la proie à de multiples résistances qui nous empêchent de penser, ressentir et agir au mieux de notre potentialité. Cet état n’est pas enviable.

Sans ce travail (qui se fait tout au long de la vie) l’être qui est sous emprise, aliéné de telles sortes ne devraient que rester dans une certaine modestie à prétendre agir dans le monde pour les autres. Et pourtant, poussez par la nécessité de devoir travailler et par l’ignorance de leur mauvais état d’être les gens prennent des postes et parfois avec des responsabilités. Certains peuvent même être populaires.

Évidemment, je ne demande pas à ceux que cela soit obligatoire institutionnellement au sein de l’ONG et pourtant je sais ce c’est obligatoire à chaque Homme et Femme donc aussi qu’en on est membre de l’ONG CNRJ.

Je ne demande pas à que telle ou telle voie de l’exploration de soi, soit mise en place ou même je ne dirais pas depuis ma place de président qu’il est mieux de choisir celle-ci ou celle-là. En effet, je sais très bien qu’au bout du compte, il n’y a qu’une seule voie possible à chacun, celle qui lui est propre.

Par contre, prôner que cela ne sert à rien ou n’a aucun intérêt ou effet est incompatible avec la connaissance que nous avons de l’Homme dont sa jeunesse et n’a pas sa place au sein de l’ONG CNRJ.

Choisir son camp ?

Bien souvent au sein de l’ONG nous rencontrons les conflits, les guerres et cela jusque dans les salons des droits de l’Homme à l’ONU, il y a des camps.

Et pourtant, il n’y a qu’un seul camp celui de l’Humanité. Tous ceux qui inventent des camps cherchent simplement à lutter contre leur propre élévation et contre celle de l’Homme en général.

Les idéologies, les religions, car elles sont portées par des hommes contiennent toutes en elles-mêmes ce refus de grandir. C’est ce qui donne cette impression que bien souvent les hommes et les femmes de foi servent le mal ! Il en est de même chez les idéologues.

Je ne vise pas telle ou telle religion, telle ou telle idée. Ce que je pense c’est que tout ce qui ne tend pas à vous découvrir, à vous accroître, tout en vous le faisant aussi permettre aux autres, est contraire à la vie et à votre élévation.

J’invite donc les membres de notre ONG à se découvrir, à se comprendre, à s’explorer par eux-mêmes (à ceux qui sont concernés à vous détourner des emprises) et à ne chercher que la seule voie possible : la vôtre et celle de l’humanité.

Investir les activités de l’ONG n’est pas une fin en soi. C’est à chacun de découvrir son projet et ce qu’il a à accomplir.

Fort de cette compréhension qui arrive avec le temps,

j’invite à agir, à investir les activités de jeunesse, à donc pendant ce moment de crise que traverse l’Humanité à : aussi observer, penser et agir en faveur de la jeunesse.

Je maintiens mon appel à ce que les plus lumineux des gens nous rejoignent pour nous aider à travailler la question de la jeunesse et donc de l’avènement de l’Homme.

 

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