Processus d’humanisation & Modernité

Contexte : Dans cette rubrique sur la militance nous reproduisons, en général, un discours écrit ou vidéo, de Frederic Fappani von Lothringen. Ce texte se nomme originellement : « HOMME FEMME 3.0 : Processus d’humanisation & Nouvelles technologies »

Le processus d’Humanisation

 Pour advenir à soi-même, une personne se construit par interaction avec son environnement. D’ailleurs, il ne faut pas l’oublier, « la personne » fait partie elle-même de cet environnement.

C’est-à-dire qu’exprimer qu’une personne se construit avec son environnement implique d’envisager que la personne est dans un lien privilégié à elle-même, aux autres et au monde et qu’elle peut être d’ailleurs très active dans ce processus en partie inhérent à l’espèce.

De nombreux individus, font l’économie de penser ce processus et certains même luttent contre ce processus. C’est pourquoi, il y a si peu d’individus finalement adultes, sur le plan psychoaffectif.

Et pourtant ce processus est là en L’Homme … À l’œuvre ! Il ne peut pas se résumer à simplement avoir par exemple «un-e conjoint-e, des enfants, une maison, un boulot, un puissant et bel ordinateur ».

Il n’est pas que surface sociale. Il ne se résume même pas aux activités sociétales :

Vivre ne se résume pas à « faire », une vie d’homme ne se réduit pas à « à des activités ».

La prise en considération du processus d’humanisation oblige à ajouter une compréhension dynamique à l’idée de « l’existence ». C’est-à-dire que l’homme doit s’envisager en analysant, ressentant, mûrissant, le processus à l’œuvre en nous même, pour envisager qu’il existe aussi en l’autre.

Bref, il est primordial de s’investir, dans un vrai travail de compréhension de l’humain, de son inscription dans le temps et le mouvement de la construction de soi en particulier et de l’être en général.

Les nouvelles technologies

Sans cette plongée intérieure, et quelle que soit culture ou votre quantité de lectures savantes, la compréhension du processus d’humanisation, vous restera à tout jamais inaccessible, ainsi que celle de toutes activités humaines dont, évidement, le champ des nouvelles technologies et de leurs usages.

Ainsi, dans la perspective du processus d’humanisation, les nouvelles technologies ne sont qu’un vecteur supplémentaire d’interactions potentielles dans le milieu de développement de la personne, et ceci quelle que soit l’utilité de telle invention technologique ou l’efficacité de tel usage émergent aussi simple ou sophistiqué est-il.

Ce qui apparaît c’est qu’aujourd’hui, le plus grand fruit des progrès technologiques, c’est l’homme lui-même. C’est-à-dire qu’une humanité nouvelle est en train de se lever. C’est pourquoi, lorsque cette humanité nouvelle qui se lève choisit parfois d’investir les nouvelles technologies, elle produit de fortes valeurs ajoutées (culturelle, créatives, financières, etc.).

Ce phénomène (une humanité nouvelle qui se lève) et sa reconnaissance sont au front de la recherche en « sciences de l’Homme ». Pourtant leur acceptation est très difficile pour le grand public et posera aussi débat. Il génère ce misonéisme qui survient chaque fois qu’une vérité sur l’Homme est découverte.

Les perspectives

 Si vous faites partie de ceux qui pensent la question des « Nouvelles Technologies » sans connaître les fondamentaux de ce qu’est le processus de « l’humanisation » ou si vous ne savez pas qu’une «Humanité nouvelle naît pendant qu’une ancienne se meurt », vous êtes devant un seuil incontournable et vous allez devoir vous y frotter.

Ainsi toute réflexion sur les nouvelles technologies et sur leurs usages (dans les questions d’éducation auprès de la jeunesse par exemple) doit en passer par ces questions qui vous introduiront à penser les technologies par le chemin de l’humanisation

– Qu’est-ce que l’Humanisation pour vous-même et les autres ?

– Qu’est ce que traverse l’Humanité actuellement comme rupture majeure ?

– Qu’est ce que cela implique du point de vue des nouvelles technologies et des usages ?

Nous vous invitons à aborder ces questions d’un point de vue le plus intime possible pour considérer votre action au quotidien : Est-ce que ce que mon travail, mon œuvre ou mes activités participe à mon humanisation ? En quoi ?

Ne pas se poser la question ou ne pas apporter de réponse, c’est éviter de concourir à la réalisation de l’homme et s’engager vers un non-sens et une erreur. C’est une économie qui n’en serait pas une ! Ce serait un manque qui serait blessant pour l’écologie de l’homme…

Car ne l’oublions pas : L’Homme est la Hauteur de toute chose.

 

 

 

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