Le monde va-t-il basculer dans la folie et la barbarie ?

Contexte : Dans cette rubrique sur la militance nous reproduisons, en général, un discours écrit ou vidéo, de Frederic Fappani von Lothringen.   November 10, 2016

L’immobilisme, la dépréciation de toutes choses, le refus d’agir, de créer, etc. sont présents chez nombreuses personnes dont évidemment les gens aux responsabilités. Cela nous pose aujourd’hui un problème à nous, Humanité ! D’autant que ces gens-là n’ont toujours pas commencé à se regarder en face.

Comment se fait-il qu’autant de gens aux regards éteints soient présidentiables ? Comment se fait-il qu’autant de gens aux regards éteints soient à des responsabilités ? Comment autant de gens aux regards éteints prennent-ils du travail et/ou des activités pour être au service des autres, de l’Homme ? Alors qu’ils ne sont, déjà pas, au service d’eux-mêmes ou difficilement et ne savent même pas qu’elle est leur projet intérieur et ce qu’ils peuvent réellement nous apporter.

On ne peut pas juste traiter de fascistes, de racistes, d’imbéciles ceux qui d’entre nous souffrent et qu’ils veulent que les choses bougent en choisissant précisément par erreur le contraire … le repli religieux, nationaliste et/ou idéologique. Ils le sont certes parfois, ou disons mieux, au moins, ils le sont dans leurs comportements. Cela étant dit après … que leur proposons-nous ?

Il n’y a pas le choix l’Humanité doit entrer dans un changement de paradigmes, de valeurs, mais aussi de manière de faire ! La nouvelle émergence qui arrive parallèlement à cette montée fulgurante de la part d’Ombre dont je vous parle ici, c’est aussi la montée d’une part lumineuse.

J’ai bien vu dans les zones de guerre, de violence, que peu d’hommes et de femmes y arrivent, mais nous ne sommes pas dans une guerre mondiale déclarée et d’autre part nous pouvons encore agir.

Nous traversons un moment de crise, car tous nos repaires changent en ce moment, nos valeurs se modifient, de nombreuses choses meurent tout autour de nous. On peut alors évidemment penser, en regardant le verre vide, que le triomphe du laid, du malheur, de la tristesse, de la misère et de la violence sont manifestes.

Mais ne nous trompons pas, cela existe bien, mais c’est plutôt, comme lorsqu’un homme ou une femme traverse un long moment sombre de vie et remet beaucoup de choses en cause. Cela ne signifie pas qu’il n’y a rien de bien, que tout est fichu et surtout qu’après cette crise la renaissance ne peut pas être magnifique. Il faut juste (pardonnez-moi l’expression) ne pas faire trop de connerie pendant la traversée de crise.

Depuis ma place je vais poursuivre de convoquer chez chacun les plus belles choses qu’il peut, à valoriser mes proches et les gens avec lesquels je travaille. A chercher moi-même et reconnaître des autres, les nouvelles valeurs qui nous arrivent.

Bref je vais faire ma part de boulot le mieux que je peux.

Plus largement, je ne peux que souhaiter, que beaucoup trouve la force à se mettre au travail sur eux même, et s’ouvrent à eux-mêmes avec authenticité. Ainsi les regards recommenceront à s’allumer de bonheur d’être présent dans la vie, peut être aussi de plus en plus que nos nouveaux leaders, nos nouvelles valeurs dont celles de bonheur arriveront et triompheront.

Seule la connaissance de soi permet une participation authentique et sincère au monde. Ce n’est ni un truc New-Age à la mode ni un point de vue idéologique.

C’est juste un principe tout simple :

Tant que tu es trop rempli de peurs, d’angoisses, d’aliénations légères et que tu es un inconnu à toi-même … tu es incapable de voir clairement toi, le monde et les autres. Alors de là, à authentiquement prendre une place sereine et humanisant pour toi et les autres c’est impossible pleinement si tu n’as pas commencé le travail. Reste cependant à faire cette exploration et à partir de cette exploration, quelque chose de soi et de sa vie sinon c’est raté. Cette voie ne peut être celle du refuge, de l’immobilisme, l’inactivité, voir même celui d’une agressivité suprématiste « à se connaître et pas les autres ».

En vérité je pense que le monde ne va pas entrer dans la folie et la barbarie, mais cherche justement à en sortir. Ce que nous voyons et qui peut nous faire peur, ce sont ceux qui n’y croient pas ou ceux qui y ont renoncé ou même encore ceux qui veulent profiter de ce moment de crise (donc de fragilité) pour s’essayer justement à la folie et la barbarie.

Chacun doit faire le point avec lui-même, ne pas céder à l’ombre et croire en lui, aux autres et au monde. Gardons espoir en nous Humanité et au dessein dont nous sommes porteurs. Le meilleur, ce que nous sommes de beauté, de profondeur et de hauteur et devant nous si chacun se donne la peine. 

 

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