FFVL : « Bousculer les mentalités»

Article de Elisabeth MILLELIRI

Il porte costume, cravate, bretelles (et à l’occasion gilet) comme d’autres porteraient un jean et un Tshirt que l’usure a rendu éminement confortables. Autant dire qu’en cette fin septembre, dans les rues d’Ajaccio ou de Bastia, alors que le mercure autorise – ou du moins justifie – un dress-code que le vacancier se plaît à qualifier de « décontracté », cette conception si peu convenue de la décontraction fait qu’on ne saurait passer sans le voir. Il n’y a pas si longtemps encore, pourtant, Frédéric Fappani Von Lothringen arborait jean et blouson de cuir. La tenue de rigueur de qui travaille dans la rue, auprès des jeunes, dans ce qu’on appelle les « quartiers populaires » ou tout simplement les « quartiers ». De fait, dit-il, « Je ne porte pas une cravate parce que j’ai une nouvelle fonction, mais parce que ça me plaît ; et parce que ça correspond à la fin d’un travail sur moi, lorsque j’ai commencé à faire confiance à ce que j’ai appris sur moi. La blouson était une sorte de carapace, et d’uniforme. Être en costume-cravate vous rend plus visible et, du moins pour ceux qui sont dans la confrontation, peut-être plus vulnérable. Mais c’est mon authenticité. » Au reste, s’il a effectivement de nouvelles fonctions, de nouveaux titres, les missions qu’il s’est assignées restent fondamentalement les mêmes : défendre l’idée que le bonheur est possible, permettre aux individus de se réaliser en prenant conscience de leurs potentialités comme de leurs freins, ayant travaillé sur eux-mêmes, sur leur « part d’ombre » et leurs freins et pour ce faire, travailler plus particulièrement auprès de la jeunesse …

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