Comment une comédie peut-elle devenir un trait d’union franco-allemand ?

 Le contexte d’une réussite :

La pièce originale se déroule en Lorraine et plus particulièrement en Moselle, ce qui en soit, la situe dans une zone que culturellement et historiquement, on peut nommer une zone franco-allemande.

D’ailleurs, Eric Coudert et Frederic Fappani von Lothringen font des clins d’œil réguliers dans cette pièce, à cette situation. Par exemple, le lecteur pourra y découvrir des mots en «Dialekt» de Moselle, proche de l’«Hochdeutsch», comme la fameuse «Piconwurst».

Mais plus encore c’est l’ambiance de village de l’Est de la France, qui ressemble évidemment à une ambiance que nous pourrions trouver en Allemagne. Il n’y a donc pas une vision limitée à du folklore, mais une véritable tentative de description d’âme de pays. D’ailleurs c’est ce qui séduit et fait rire les gens.

Il n’y a pas de soutien massif des médias télévision ou radio qui mèneraient une campagne, mais le succès est là ! Le succès de ce livre (qui n’a à cette date jamais été monté ni en pièce ni en film) et est avant tout un succès discret. Les gens en parlent entre eux et achètent régulièrement le livre.  Voilà l’astuce de cette réussite … les gens ! Très rapidement, une demande s’est fait sentir pour une version en langue allemande et même en «Lothringer Platt».

Ce projet de diffusion de la pièce en allemand est déjà en soit une petite aventure.

D’abord par des Lorrains, des Alsaciens, puis quelques Allemands en particulier autour de «Saarbrücken». Le bouche-à-oreille avait donc fonctionné en France et donc dépassé les frontières.

Les auteurs se sont dit alors qu’il serait pas mal d’envisager au moins une version allemande. L’éditeur français l’Harmattan serait d’ailleurs d’accord pour le produire et la diffuser en langue allemande, si aucun éditeur allemand ne répond à la proposition.

Frederic Fappani von Lothringen s’est donc lancé dans la traduction de la pièce en Allemand et plus encore a dû faire aussi finalement une adaptation de l’Humour et des jeux de mots à une sphère moins francophone. Du coup s’est d’autres ressorts qui sont mobilisés, même si à « 90 % la traduction fonctionné assez bien littéralement » dit-il.

Après plusieurs semaines de traduction, l’adaptation a enfin été réalisée. Une première correction orthographique a été faite par la société Abridge.

Néanmoins afin de s’assurer du bon fonctionnement de l’humour et que la traduction n‘ait pas altéré ni l’Âme de pays ni l’Ambiance une relecture a été faite. L’une par Lucian Ende allemand vivant en France et l’autre par Andreas Richier, Lorrain vivant en Bavière. Là, encore l’histoire franco-allemande frappait à la porte.

Finalement, le projet s’est finalisé par la rencontre entre Éric Coudert et Frederic Fappani von Lothringen le 10/05/2019, afin de discuter des derniers points, dont la sélection de 7 éditeurs en Allemagne, Autriche et Suisse alémanique et d’une date d’envoi des 7 manuscrits dans la semaine suivante.

Eric Coudert trouve rigolo d’imaginer la couverture en allemand et des exemplaires du livre dans les rayons des librairies allemandes.

 Frederic Fappani von Lothringen imagine lui que cela puisse aussi servir de lien franco-allemand, d’ouvrages de travail pour des enseignants et des deux côtés de la frontière linguistique.

Suite au prochain épisode de cette tentative d’adaptation de la comédie « Mais tu ne pouvais pas le dire ? » … qui si elle ne trouvait pas grâce aux yeux de ces éditeurs sortirait de toute façon en allemand, aux couleurs de l’Harmattan !

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